Est-ce que vapoter sans nicotine est dangereux ?

De nos jours, le vapotage semble être une solution inoffensive pour les ex-fumeurs d’arrêter de fumer. Ceux-ci, ayant besoin de réduire l’anxiété liée à la nicotine et d’habituer leur organisme à son manque, s’adonnent à l’usage des cigarettes électroniques sans ou avec nicotine. De même, certaines personnes s’orientent vers les cigarettes électroniques sans nicotine en espérant ne pas être en danger. Mais, vapoter sans nicotine est-il dangereux pour la santé. Retrouvez plus d’informations ici.

Vapoter sans nicotine : une habitude toxique pour les poumons

La question de la probable dangerosité du vapotage sans nicotine est diversement abordée. Pour certains, vapoter sans nicotine est dangereux. Pour d’autres, il ne l’est pas. Il faut cependant retenir que le vapotage, même sans nicotine, n’est pas aussi sain qu’il paraît.

A lire en complément : Cote Argus : à quoi sert-elle exactement ?

En effet, les vaporisateurs ou les dispositifs de vapotage dégagent de petites particules solides appelées aérosols qui s’évaporent dans l’air. Ces dernières sont très nocives pour la santé et n’épargnent ni le vapoteur ni le consommateur passif. Elles contiendraient des métaux lourds comme le nickel, l’étain ou le plomb, du diacétyle ou encore d’autres composés organiques volatils.

L’inhalation de l’aérosol peut être à l’origine de l’irritation des poumons ainsi que des voies respiratoires, et par ricochet provoquer des maladies. C’est pour cela que beaucoup de pays comme les États-Unis ont interdit l’usage des cigarettes électroniques dans certains lieux publics. Il s’agit entre autres des centres publics, des établissements d’enseignement, des hôpitaux, des terrains de jeux et des transports communs.

A lire aussi : Quelle est la taille d'Eric Zemmour ?

Vapoter sans nicotine : une habitude toxique pour la circulation sanguine

Au sein de l’Union européenne, la concentration en nicotine des cigarettes électroniques autorisée est comprise entre 0 et 20 mg/ml. Mais cela ne signifie pas que le vapotage n’est pas dangereux. Selon une étude de l’Université de Pennsylvanie, le vapotage sans nicotine nuit à la circulation sanguine. Dans certaines circonstances, il peut être source de crises cardiaques ou d’accidents vasculaires cérébraux (AVC).

Vapotage et inflammation du système immunitaire

Le vapotage, même sans nicotine, présente d’énormes effets secondaires. La plupart des vapoteurs ne s’en rendent pas vite compte et ne peuvent avoir conscience de cela qu’après de nombreuses années. Ainsi, les personnes qui vapotent sur une période prolongée peuvent s’attendre à des symptômes concrets de leur mauvaise hygiène de vie d’il y a 20 ou 40 ans.

Plusieurs études ont montré que vapoter sans nicotine peut entraîner l’inflammation du système immunitaire, même si celle-ci reste mineure. À cela s’ajoute l’augmentation du niveau d’anxiété.

Vapoter sans nicotine entraîne une toxicité générale de l’organisme

Le vapotage sans nicotine peut provoquer une toxicité générale de l’organisme. Les e-liquides contiennent essentiellement des produits chimiques qui peuvent être toxiques pour tout le corps. Il faut donc comprendre que cette toxicité ne provient pas de la nicotine, mais plutôt des produits chimiques utilisés dans la fabrication des e-liquides. C’est ce qui a été révélé par une étude de laboratoire en 2012. La même remarque a été faite avec les e-liquides composés d’ingrédients de qualité alimentaire.

Le vapotage sans nicotine provoque le cancer

En 2015, une étude a démontré que les e-liquides libèrent du formaldéhyde. Il s’agit d’un composé organique utilisé comme désinfectant ou conservateur qui intervient dans la production des polymères ainsi que d’autres produits chimiques. Considérée comme un cancérigène de premier rang, cette substance a la capacité de provoquer du cancer.

Toutefois, il faut retenir que vapoter est moins nocif que fumer de la cigarette. Une recherche plus récente effectuée sur des adolescents a mis sous les projecteurs les effets des e-liquides sur les jeunes. Elle s’est basée sur trois groupes d’adolescents. Le premier regroupe les adolescents qui n’utilisaient que des cigarettes électroniques. Le deuxième réunit ceux qui, à la fois, fument des cigarettes standard et utilisent les cigarettes électroniques. Quant aux éléments du dernier groupe, ils n’avaient jamais utilisé ces cigarettes.

Comme résultat, il a été déduit que le vapotage était moins nocif que la cigarette. Toutefois, les adolescents du groupe 1 ont présenté dans leur urine des quantités de produits chimiques toxiques plus élevées.

En somme, vapoter sans nicotine, loin de ce qu’une multitude de personnes pensent est dangereux pour le vapoteur de même que pour son entourage.